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dc.contributor.authorNuma, Guy
dc.date.accessioned2009-12-14T13:43:12Z
dc.date.available2009-12-14T13:43:12Z
dc.date.issued2009-06
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/2690
dc.description.abstractfrLargement soutenues par les sociétés civiles, les récentes grèves générales survenues en Guadeloupe et Martinique ont eu pour thème fédérateur la lutte contre la vie chère. Outre la dénonciation du niveau exagéré des prix (notamment ceux des denrées de premières nécessités), les collectifs LKP en Guadeloupe et du 5 février en Martinique réclamaient des augmentations salariales. Même s’il existe d’autres motifs de mécontentement, la teneur économique des revendications est prépondérante, elle justifie une analyse globale des maux dont souffrent les départements d’outre-mer (désormais DOM). Ces économies demeurent en réalité sous tutelle. Plus précisément, il s’agit d’une tutelle à deux dimensions étroitement liées pour des raisons historiques. Tout d’abord, il existe une tutelle étatique qui présente deux visages antagonistes qui nuisent à son efficacité et nourrissent rancœurs et sentiment d’abandon. D‘un côté, l’Etat va dépenser 16,7 milliards d’euros pour les DOM en 2009, les dépenses spécifiques aux DOM s’élèvant à 7 milliards ; mais de l’autre, il ne remplit visiblement pas une de ces fonctions régaliennes qui est de rendre justice dans un domaine précis, le droit de la concurrence. Il en va pourtant de la liberté du commerce et de l’industrie qui a valeur constitutionnelle, ainsi que de la protection des consommateurs. Car dans le mot tutelle, il y a un autre mot, « tutélaire », qui ne semble pas être de mise. Il faut croire que dans les DOM la législation antitrust n’est pas appliquée. En outre, l’Etat entretient et/ou avalise des monopoles dans la production de carburant et le fret maritime. Mais cette explication n’est pas la seule. Il existe également une tutelle d’un petit nombre d’acteurs économiques composé en partie de « Békés », les descendants de colons esclavagistes. En Martinique par exemple, ces derniers représentent moins d’1 % de la population, ils concentreraient pourtant 52 % des terres et détiendraient 40 % des magasins. Même si depuis quelques années leur pouvoir économique s’est quelque peu étiolé, ils demeurent toujours puissants dans des secteurs comme l’agroalimentaire et la grande distribution. Or ces secteurs sont fortement suspectés de pratiques restrictives de concurrence. La concentration du pouvoir économique par certaines familles, combinée à l’héritage historique qu’elles portent deviennent des facteurs aggravants de tensions sociales dans les Antilles françaises. Notre examen des économies ultramarines porte sur le peu d’efficacité des dépenses de l’Etat, un protectionnisme contre-productif, les niveaux de prix et les restrictions de concurrence.en
dc.language.isofren
dc.subjectConcurrenceen
dc.subjectMonopoleen
dc.subjectOutre-Meren
dc.subject.ddc338.9en
dc.subject.classificationjelO41en
dc.subject.classificationjelO18en
dc.titleLes départements d'Outre-Mer : des économies sous tutelleen
dc.typeChapitre d'ouvrage
dc.description.abstractenStrongly supported by civil society, the social movement that occurred in Guadeloupe and Martinique last winter had a common theme: the struggle against the high cost of living in these French overseas departments. During forty-four days, two groups of associations and political parties –Liyannaj kont pwofitasyon (LKP) in Guadeloupe and Collectif du 5 février in Martinique— denounced the exorbitant prices of first necessity goods and demanded higher salaries. Even if uprising in the French Caribbean represented social as well as historical stakes, the nature of their discontent was predominantly economic. This paper presents an analysis of the structural problems of the French Caribbean economies. I show that Martinique and Guadeloupe operate under the negative influence of two constraints. First, despite 7 billion € dedicated for the overseas departments each year, the French government itself represents a significant impediment to the economic development of the French West Indies. In particular, I demonstrate that the French government does not preserve freedom of commerce and business (which is ordinarily a constitutional obligation), and fails to protect the Caribbean consumers. Moreover, the government maintains and/or supports monopolies in the oil industry and sea transport and does not enforce antitrust legislation. A second significant constraint can be found in a small group of elite families that exercise disproportionate control over the local economy: the descendants of slaves’ masters and settlers, also known as the “Békés”. In Martinique for instance, the Békés represent less than 1 % of the population while they hold 52 % of the land and own 40 % of commercial outlets. Their economic power is paramount in both food industry and retailing and these sectors are strongly suspected of anti-competition practices. These two constraints raise the problem of whether Guadeloupe and Martinique are fully included in the French Republic. After briefly reviewing the historical and economic development of the French West Indies, I examine the low impact of the French government expenditures for the overseas departments. I then underline the protectionist nature of their economic model, analyze the cause and consequence of high prices, and finally I stress the impact of restrictions on free-market competition.en
dc.identifier.citationpages29-48en
dc.relation.ispartoftitleLa révolution antillaiseen
dc.relation.ispartofeditorLaventure, Luc
dc.relation.ispartofpublnameEyrollesen
dc.relation.ispartofpublcityParisen
dc.relation.ispartofdate2009-06
dc.relation.ispartofpages146en
dc.description.sponsorshipprivateouien
dc.subject.ddclabelCroissance et développement économiquesen
dc.relation.ispartofisbn978-2-212-54378-0en


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