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New organizational control methods : sociomateriality and intercorporeality. An autoethnography of an internal consulting firm.

dc.contributor.advisorHuault, Isabelle
hal.structure.identifier
dc.contributor.authorParing, Géraldine*
dc.date.accessioned2020-07-13T13:47:07Z
dc.date.available2020-07-13T13:47:07Z
dc.date.issued2019-06-14
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/20946
dc.description.abstractfrLa thèse étudie à travers 3 articles les nouvelles modalités du contrôle social du management dans les organisations contemporaines post-bureaucratiques. Via l’autoethnographie d’un cabinet de conseil interne d’une institution financière, elle examine le corps du consultant interne comme un instrument essentiel du déploiement d’un programme global de standardisation des pratiques de travail pour réduire les coûts. La thèse explore comment le consultant interne devient une nouvelle figure sociale incarnant les valeurs du programme et interagissant corporellement avec les autres salariés pour les induire à adopter les pratiques de travail.Mobilisant une grille d’analyse sociomatérielle et la notion d’identité performative de Judith Butler, la thèse montre que la création de l’identité sociale du consultant interne est performative et issue d’un processus sociomatériel: combinant discours, artefacts de gestion et corps, il fait advenir de nouvelles conduites corporelles publiques de la part des consultants, signifiant leur identité. La thèse montre que la régulation identitaire n’est pas seulement un produit des discours ou de disciplines, mais aussi d’arrangements organisationnels imbriquant discours, corps et matérialité.La thèse explore ensuite pourquoi et comment le contrôle des autres salariés passe par une politique managériale d'intensification des interactions corporelles entre eux et les consultants. Mobilisant la notion d’intercorporéité de Maurice Merleau-Ponty et la typologie des modes de chosification du corps de Martha Nussbaum, la thèse interprète que l’intercorporéité entre les consultants et les autres salariés repose en réalité sur une structure intercorporelle qui les lie dans un rapport entre corps-objets, formant le sous-bassement de la gamme des conduites corporelles inductives des consultants envers les salariés: le corps du consultant, réifié dans son instrumentalité, agit sur le corps du salarié, réifié dans son inertie et manque d’autonomie. La chosification des salariés n’est cependant ni uniforme ni absolue, mais contextuelle et variable, permettant au management d’instrumentaliser l’intercorporéité dans sa dimension affective. La thèse avance également que la structure intercorporelle est le produit de processus qui combinent discours et arrangements spatiaux, matériels et temporels des corps et de leurs interactions. Elle met ainsi en avant la structure intercorporelle comme un nouvel espace politique et éthique; réunissant les dimensions spatiales, matérielles et temporelles de l’intercorporéité, elle construit les rapports sociaux et éthiques au sein de l’organisation, allant au-delà d’une conceptualisation de l’intercorporéité comme une communication immanente, tacite et affective entre corps.Sur le plan méthodologique, la thèse propose une méthode autoethnographique phénoménologique faisant une synthèse entre la notion de corps-sujet de Maurice Merleau-Ponty et l’autoethnographie, pour explorer les modalités du contrôle social qui engagent les corps et pas seulement les pensées. Le corps percevant, à travers l’expérience de soi et des autres dans le cours ordinaire de la vie en contexte organisationnel, signifie les correspondances complexes et contextuelles qui s’instaurent entre objets, corps, espace et temps pour produire le contrôle social. La méthode développe l’autoethnographie sur une autre base épistémologique que le récit de soi.La thèse ouvre sur une nouvelle compréhension du contrôle dans les organisations post-bureaucratiques, qui mettent en avant la connexion entre salariés; il ne vise plus simplement à rendre les individus dociles et productifs, mais à s’approprier leur socialité; les méthodes reposent sur une orientation des corps-sujets en relation les uns aux autres pour forger les rapports sociaux et éthiques, en influençant l’organisation spatiale, matérielle et temporelle des corps et de leurs interactions.fr
dc.language.isofr
dc.subjectCorpsfr
dc.subjectContrôle organisationnelfr
dc.subjectRégulation identitairefr
dc.subjectMerleau-Pontyfr
dc.subjectAutoethnographiefr
dc.subjectButlerfr
dc.subjectArtefactsfr
dc.subjectConsultant internefr
dc.subjectEthnographiefr
dc.subjectIntercorporéitéfr
dc.subjectEthique organisationnellefr
dc.subjectIntersubjectivitéfr
dc.subjectImbricationfr
dc.subjectLeanfr
dc.subjectLeonardifr
dc.subjectPerformativitéfr
dc.subjectPouvoirfr
dc.subjectRégulation identitairefr
dc.subjectRéificationfr
dc.subjectPhénoménologiefr
dc.subjectSociomatérialitéfr
dc.subjectBodyen
dc.subjectOrganizational controlen
dc.subjectIdentity reglationen
dc.subjectAutoethnographyen
dc.subjectArtifactsen
dc.subjectInternal consultanten
dc.subjectEthnographyen
dc.subjectIntercorporealityen
dc.subjectIntersubjectivityen
dc.subjectImbricationen
dc.subjectObjectificationen
dc.subjectOrganizational ethicsen
dc.subjectPerformativityen
dc.subjectPhenomenologyen
dc.subjectPoweren
dc.subjectReificationen
dc.subjectSociomaterialityen
dc.subject.ddc658.3
dc.subject.classificationjelM.M4.M42
dc.subject.classificationjelM.M1.M12
dc.titleNouvelles modalités du contrôle organisationnel : sociomatérialité et intercorporéité. Une autoethnographie d'un cabinet de conseil interne.fr
dc.titleNew organizational control methods : sociomateriality and intercorporeality. An autoethnography of an internal consulting firm.en
dc.typeThèse
dc.contributor.editoruniversityUniversité Paris Dauphine
dc.description.abstractenThe thesis and 3 papers study the new managerial methods of social control in today’s post-bureaucratic organizations. Through the autoethnography of an internal consulting department in a large financial institution, they examine the internal consultant’s body as an essential instrument to deploy a global program aiming at standardizing work practices to reduce costs. In particular, the thesis explores how the internal consultant is led to embody the values of the program and corporeally interact with other employees to induce and enroll them to adopt the work practices.Drawing upon a sociomaterial lens and the notion of performative identity of Judith Butler, the thesis shows how the creation of the internal consultant’s social identity is performative and stems from a sociomaterial process: combining discourses, artifacts and bodies, it generates new public bodily behaviors from the consultants, making sense of their identity. It contributes to show how identity regulation is not only a product of discourses and discipline, but also of organizational arrangements imbricating discourses, materialities and bodies.The thesis explores why and how other employees are controlled through intensifying the intercorporeal relationships between them and the consultants. Drawing upon Maurice Merleau-Ponty’s notion of intercorporeality and Martha Nussbaum’s typology of body’s objectification, the thesis interprets their intercorporeality as resting upon an intercorporeal structure which links them in a relationship between body-objects and undergirds the array of the consultants’ inductive bodily conducts towards the employees: the consultant’s body, objectified in its instrumentality, acts upon the employee’s body, objectified in its inertia and lack of autonomy. Employees’ objectification is nonetheless neither uniform nor complete, but variable and contextual, enabling the management to instrumentalize intercorporeality in its affective dimension. The dissertation also examines how the intercorporeal structure is produced by processes combining discourses and spatial, material and temporal arrangements of bodies and interactions. It thus puts forward the intercorporeal structure as a new ethical and political space, encompassing the spatial, material and temporal dimensions of intercorporeality and contributing to shape the ethical and social relationships within the organization, going beyond a conceptualization of intercorporeality as an immanent, tacit and affective communication between bodies as in extant literature.Methodologically, the thesis proposes a phenomenological autoethnographic approach combining autoethnography and Maurice Merleau-Ponty’s notion of body-subject, to explore the new methods of social control engaging the body and not only the mind. The perceiving body, through the experience of oneself and others in the ordinary course of life, makes sense of the complex and contextual correspondences between objects, bodies, space and time producing the social control. The approach contributes to develop organizational autoethnography on a different epistemological basis than the self-narrative.Overall, the dissertation opens up to an understanding of control in post-bureaucratic organizations, which favor connectedness between employees, as not merely seeking to make subjects more docile and productive, but to appropriate their sociality; it rests upon nudging and orienting body-subjects in relation to one another to shape the ethical and social relations, influencing the spatial, material and temporal organizing of bodies and their interactions.en
dc.identifier.theseid2019PSLED034
dc.subject.ddclabelRessources humaines
dc.rights.intranetoui
hal.author.functionaut


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