Show simple item record

The politics' factory : An historical sociology the field of "governance" reforms (1961-2019)

dc.contributor.advisorKirat, Thierry
dc.contributor.authorDeforge, Quentin*
dc.date.accessioned2020-02-25T15:39:24Z
dc.date.available2020-02-25T15:39:24Z
dc.date.issued2019-12-20
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/20571
dc.description.abstractfrDes travaux issus de différentes disciplines des sciences sociales ont mis au jour la transnationalisation du politique dans les pays du Sud, c’est à dire la participation d’acteurs internationaux dans des domaines comme, par exemple, l’organisation et l’observation des élections. En s’appuyant sur ces travaux, dans une approche de sociologie historique, cette thèse montre comment des « experts » internationaux, sous le label de « gouvernance », sont parvenus à s’imposer dans les espaces politiques nationaux pour mener des activités pourtant considérées comme relevant des affaires internes des États (élections, parlements, constitutions, etc.). En s’appuyant sur une enquête faite de l’étude d’archives, d’observations, et d’entretiens parmi les trois pôles qui structurent cette forme d’action publique transnationale (ONU, Banque mondiale, USAID), il s’agit plus particulièrement de s’intéresser aux processus par lesquels ces activités ont mené à la production et à la mobilisation de savoirs de gouvernements. A l’opposé d’une démarche qui essentialiserait l’objectif de « promotion de la démocratie », on montre que ces savoirs juridiques, administratifs, économiques et issus du conseil politiques, marquent tous des frontières différentes entre « administration » et « politique ». S’intéresser aux luttes professionnelles et académiques quant aux usages de ces savoirs permet alors de montrer comment un même objet de l’action publique transnationale (par exemple les parlements) fait l’objet problématisations différentes et parfois tout à fait opposées. Sur la première période étudiée, de 1961 à 1989, ces activités restent limitées et confinées à des espaces sociaux distincts. Mais à partir de 1989, l’effondrement du bloc soviétique, en mettant fin aux concurrences diplomatiques qui portent sur les pays du Sud, ouvre la possibilité de mener des activités de grande ampleur visant à la réforme des institutions d’État dans les pays du Sud, et précipite la jonction de ces espaces sociaux. Un champ réformateur transnational de la « gouvernance » se forme alors à l’interstice d’espaces sociaux transnationaux plus stabilisés, comme les droits de l’homme, le développement, et la coopération économique internationale. L’accroissement rapide des financements dans les années 1990 amène ce champ réformateur à se différencier en secteurs (« assistance électorale », « renforcement parlementaire », « gestion des finances publiques », etc.) au sein desquels les professionnels des différentes organisations collaborent, malgré des habitus professionnels et disciplinaires qui les opposent sur l’objet et la forme des interventions. Ces différentes activités de « gouvernance » s’institutionnalisent alors à l’échelle internationale, et s’imposent au sein des espaces nationaux, sur une frontière floue entre « administration » et « politique ». La thèse montre alors en quoi c’est une logique de professionnalisation qui amène les « experts » des différents secteurs à produire des savoirs, des normes et des modèles d’action publique à vocation universelle, afin de réaffirmer en permanence leur autorité dans le champ réformateur comme au sein des espaces nationaux. La thèse montre, enfin, en quoi cette forme d’action publique qui consiste à envoyer des « experts » internationaux au sein des États est dévalorisée par l’arrivée dans les années 2010 d’activités visant au contraire à s’appuyer sur des organisations non-gouvernementales locales au nom d’une mobilisation pour la « transparence » des institutions.fr
dc.language.isofr
dc.subjectExpertisefr
dc.subjectOrganisations internationalesfr
dc.subjectSavoirs de gouvernementfr
dc.subjectExpertiseen
dc.subjectInternational organizationsen
dc.subjectGovernment Knowledgeen
dc.subject.ddc320.4
dc.titleLa fabrique transnationale du politique : Une sociologie historique du champ réformateur de la "gouvernance" (1961-2019)fr
dc.titleThe politics' factory : An historical sociology the field of "governance" reforms (1961-2019)en
dc.typeThèse
dc.description.abstractenResearches from different social science disciplines have brought to light the transnationalization of politics in southern countries, ie the participation of international actors in areas such as, for example, the organization and observation of elections. Based on these researches, in an approach of historical sociology, this thesis shows how international "experts", under the label of "governance", have managed to impose themselves in the national political spaces to carry out activities considered as pertaining to the internal affairs of states (elections, parliaments, constitutions, etc.). Based on a survey made of the study of archives, observations, and interviews among the three poles that structure this form of transnational public action (UN, World Bank, USAID), we look more specifically at the processes by which these activities led to the production and mobilization of government knowledge. In contrast to an approach that would focus on "democracy promotion", we show that this legal, administrative, economic and political knowledge, all mark different frontiers between "administration" and "politics". Taking an interest in professional and academic struggles as to the uses of this knowledge then makes it possible to show how the same object of transnational public action (for example parliaments) is the subject of different and sometimes quite opposite problematization. During the first period studied, from 1961 to 1989, these activities remain limited and confined to distinct social spaces. But from 1989, the collapse of the Soviet bloc, ending diplomatic competition towards “third world” countries, opens the possibility of carrying out large-scale activities aimed at reforming state institutions and gathers these social spaces. A transnational field of "governance" reforms then emerges between more stabilized transnational social spaces, such as human rights, development, and international economic cooperation. The rapid increase in funding in the 1990s has led this field of reforms to differentiate itself into sectors ("electoral assistance", "parliamentary strengthening", "public financial management", etc.) within which the professionals of the various organizations collaborate, despite different professional and disciplinary habitus that oppose them on the object and form of interventions. These different activities of "governance" are institutionalized internationally and are imposed within national spaces on a fuzzy border between "administration" and "politics". The thesis then shows how it is a logic of professionalization that brings "experts" from different sectors to produce knowledge, norms and models of public action with universal vocation, to reaffirm permanently their authority in the field of reforms as in national spaces. The thesis shows, finally, how this form of public action which consists in sending international "experts" within the States is devalued by the arrival in the years 2010 of activities based on organizations local non-governmental organizations that conduct campaigns for the "transparency" of state institutions.en
dc.identifier.theseid2019PSLED016
dc.subject.ddclabelStructures politiques
dc.rights.intranetOui
hal.person.labIds*


Files in this item

Thumbnail

This item appears in the following Collection(s)

Show simple item record