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dc.contributor.authorRémy, Edwige
dc.date.accessioned2019-07-22T10:59:53Z
dc.date.available2019-07-22T10:59:53Z
dc.date.issued2017
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/19282
dc.description.abstractfrCette communication vise à proposer une analyse de récits filmiques réalisés par unenquêté en situation sur son activité professionnelle. La démarche se veut similaire auxanalyses sociologiques plus traditionnelles d’observations ou d’entretiens qualitatifs, tout enportant sur un matériau moins familier aux sociologues que sont les vidéos. L’intérêt est des’interroger sur les apports de l’analyse d’un matériau vidéographique pour l’enquête sociologique.Le cœur de la démarche consistera à décrire l’enchaînement des séquences capturées danstrois vidéos durant chacune de trente secondes à deux minutes. Il s’agira d’observer comment le champ de la caméra se concentre parfois sur certains détails de la situation plutôtque d’autres. En tenant compte de ce qui a été inclus dans le cadre des images et de ce qui ena été exclu, il pourra être possible de prendre ces matériaux comme de courts récits personnels d’une situation. Chaque séquence vidéographique renvoie à un récit du fait qu’elle estcomposée à son début d’une image fixe, suivie d’une succession de plans mobiles, et s’achèvesur un élément fixe.Le cadre des prises de vue est une usine du secteur de l’industrie chimique située dans lamoitié nord de la France. Des opérateurs de l’entreprise suivent une formation sur les métiersd’ouvriers sous-traitants du nettoyage industriel. Ces derniers ont pour tâche de nettoyerles installations de l’entreprise A où sont utilisés pour les besoins de la production courantedes produits dangereux. La formation doit permettre aux opérateurs de l’entreprise A dedavantage connaître l’activité des sous-traitants, pour pouvoir mieux encadrer ces derniersen rendant leurs conditions de travail plus sûres. Les trois vidéos qu’il s’agit d’analyser montrent, dans ce cadre, une situation o`u des opérateurs sous-traitants font des démonstrationsde leurs techniques de travail à des ouvriers de l’entreprise A.Les situations filmées sont des moments où la chercheuse est présente sur le terrain et prendelle-même des notes d’observation sur un petit carnet. Les vidéos qui font l’objet de cettecommunication ont été réalisées sur proposition de la chercheuse à l’un des personnels del’entreprise qui devait encadrer la formation. Les courts récits récoltés qui résultent de cedispositif offrent donc une possibilité de décentrer le regard porté par la chercheuse sur lasituation au même moment, et de proposer un point de vue nouveau sur le ” travail ”. Eneffet, au moment où le dispositif est mis en place, plusieurs acteurs en présence discutent decelui-ci et concluent que ce qui intéresse la chercheuse est de ” voir le travail ”. De fait, lesvidéos le donnent aussi à entendre : à côté du traitement des séquences imagées, la bande sonore capturée présente un support supplémentaire à l’analyse. Ce qu’apportent les récitsvidéographiques, à côté des observations personnelles de la chercheuse, est un enchaînementpar un enquêté de séquences mettant en scène la situation.La caméra du petit appareil compact utilisé se centre parfois sur les dispositifs de sécurité quientourent l’activité, sur l'équipement que porte sur lui l’opérateur au cœur de la démonstration,sur l’outil qu’il manie, ou l’objet qu’il nettoie. Puis le cadre de l’image peut se déplacervers le chef opérateur resté près des doubles commandes des dispositifs techniques utilisés,situées sur un camion, avant que l’angle de vue ne soit orienté vers le ” public ” de la situation, qui sont six opérateurs de l’entreprise A, 4 animateurs-encadrants de la formation,et la chercheuse. Certaines séquences mettent ainsi un opérateur au centre du champ de lacaméra, d’autres placent les ouvriers de l’usine A en périphérie de l’angle de vue. Le résultatobtenu donne `a voir autre chose que l’activité seule de l’ouvrier sous-traitant qui manie sesoutils de nettoyage. Les vidéos montrent une situation o`u la hiérarchie entre les personnelsinternes à l’entreprise A et les sous-traitants se trouve inversée.Comment l’analyse vidéographique du point de vue d’un enquêté sur la situation permet dequestionner à nouveaux frais les rapports de pouvoirs entre les différents acteurs en présence? La communication proposera, à partir d’un matériau vidéographique, une analyse renouvelée des rapports de pouvoirs de la situation.La diffusion de ces vidéos est interdite par l’entreprise. La communication proposera doncune interprétation de ces séquences.Nous l’appellerons l’usine/l’entreprise A.Les sites sont classés Seveso II seuil haut.en
dc.language.isofren
dc.subjectfilmsen
dc.subject.ddc306en
dc.titleAnalyse de récits filmiques réalisés par un enquêté en situation sur son activité professionnelleen
dc.typeCommunication / Conférence
dc.subject.ddclabelCulture et comportementsen
dc.relation.conftitle7ème Congrès de l'Association Française de Sociologie. RT 47 "Sociologie visuelle et filmique"en
dc.relation.confdate2017-07
dc.relation.confcityAmiensen
dc.relation.confcountryFranceen
dc.relation.forthcomingnonen
dc.description.ssrncandidatenonen
dc.description.halcandidateouien
dc.description.readershiprechercheen
dc.description.audienceNationalen
dc.relation.Isversionofjnlpeerreviewednonen
dc.relation.Isversionofjnlpeerreviewednonen
dc.date.updated2019-06-17T16:12:52Z
hal.person.labIds184082
hal.identifierhal-02190340*


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