Show simple item record

dc.contributor.authorHmed, Choukri
dc.date.accessioned2009-09-16T07:46:24Z
dc.date.available2009-09-16T07:46:24Z
dc.date.issued2006
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/1669
dc.description.abstractfrÀ partir d’une enquête de terrain menée en région Rhône-Alpes auprès de résidants vieillissant en foyers pour travailleurs migrants, cet article s’interroge sur la variabilité des trajectoires de vieillissement en fonction de la catégorie sociale. Dans cette perspective, il tente d’analyser les caractéristiques socio-économiques d’un groupe particulier en examinant notamment les modalités de son vieillissement dans des institutions spécifiques. Si, comme l’ont noté les chercheurs, leur présence au sein d’une structure destinée à des travailleurs apparaît paradoxale, ce constat ne permet pas de comprendre comment ces immigrés, « isolés » et fortement précarisés, parviennent à donner du sens à leur existence et à leur trajectoire, passé l’âge de la retraite. À ce titre, deux résultats majeurs de l’enquête éclairent d’un jour nouveau cette réalité sociale. D’une part, la recherche révèle qu’une grande partie des habitants des sites d’enquête est « enracinée » dans les foyers dans lesquels ils résident, soulignant par là les effets à long terme de la socialisation à ce type d’habitat. D’autre part, elle tend à montrer qu’une majorité de résidants vieillissants connaît ce que l’on a proposé de nommer un processus de « double désaffiliation », qui les tient durablement éloignés à la fois de la société d’origine et de la société d’accueil. Il résulte de ces deux mécanismes une forme particulière de « désengagement », dont le corollaire est le repli sur les modes de vie et de sociabilité inhérents au foyer. L’attitude des résidents face au « retour définitif » se trouve alors fortement altérée. Dans ces conditions, le foyer – nonobstant son inadaptation intrinsèque à la réalité de la dépendance croissante de ses habitants – représente un espace approprié pour la réalisation de pratiques et de relations sociales particulières. On montre que ces dernières sont organisées autour d’une logique ascétique, sorte de principe unificateur ultime.en
dc.language.isofren
dc.subjectVieillissementen
dc.subjectImmigrationen
dc.subject.ddc305en
dc.titleLes résidants vieillissant en foyers pour travailleurs ou les habitants de nulle parten
dc.typeArticle accepté pour publication ou publié
dc.description.abstractenBased on a field survey conducted in the Rhône-Alpes region of France among residents growing old in hostels for migrant workers, this paper looks at how the experience of ageing can vary with social grade. From this viewpoint, it attempts to analyse the socio-economic characteristics of a particular group, by examining ageing in specific institutions. Researchers have commented on the paradox of the presence of retirees in facilities designed for workers. However, this does not help us to understand how these “isolated” immigrants living in extremely precarious conditions manage to give meaning to their existence and their experience of retirement. Two key results of the survey shed new light on this social reality. First, this research reveals that many of the residents of the sites surveyed have “taken root” in the hostels they live in, highlighting the long-term effects of socialisation in this type of accommodation. Secondly, it shows that a majority of older residents experience what this paper proposes to call a process of “double disaffiliation”, which keeps them lastingly disconnected both from their home society and their host society. The result of these two mechanisms is a particular form of ”disengagement”, whose corollary is a withdrawal into the modes of living and sociability specific to the hostel. This strongly affects the attitude of the residents to returning permanently to their home country. Consequently, the hostel – despite being by nature an inadequate facility for the increasing dependence of its residents – represents a space appropriated for specific practices and social relationships. The paper shows that these are underpinned by a “logic of asceticism”, a kind of last unifying principle. Plan de l'articleen
dc.relation.isversionofjnlnameRetraite et société
dc.relation.isversionofjnlvol47en
dc.relation.isversionofjnldate2006-01
dc.relation.isversionofjnlpages137-159en
dc.description.sponsorshipprivateouien
dc.relation.isversionofjnlpublisherLa Documentation françaiseen
dc.subject.ddclabelStructure de la sociétéen


Files in this item

FilesSizeFormatView

There are no files associated with this item.

This item appears in the following Collection(s)

Show simple item record