Show simple item record

dc.contributor.authorGarcia, Sandrine
dc.date.accessioned2009-09-15T14:22:34Z
dc.date.available2009-09-15T14:22:34Z
dc.date.issued2005-03
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/1646
dc.description.abstractfrL’expertise scientifique des médecins a joué un grand rôle dans le combat pour la légalisation de l’avortement et sa médicalisation, contre la définition religieuse du « respect de la vie » sur laquelle s’appuyait l’Ordre des médecins. Cet article analyse en particulier comment la médicalisation de l’intervention est liée à un renversement dans la manière collective de percevoir l’éthique médicale au cours des années 1970. Dans la définition antérieure, il était exigé des médecins qu’ils protègent la vie à tout prix, même au détriment de celle des femmes. Les luttes pour l’avortement ont transformé ce qui était pensé comme un crime en problème de santé publique, de la responsabilité des médecins. Deux générations de médecins, aux propriétés sociales et aux trajectoires radicalement différentes, se sont néanmoins opposés sur la question des limites de l’expertise médicale: pour la première génération, liée au Mouvement français pour le planning familial, le médecin devait garder un rôle moral l’autorisant à décider de l’opportunité d’une demande d’avortement tandis que les plus jeunes médecins engagés dans le combat, situés à l’extrême gauche et fortement investis dans le mouvement étudiant de 1968, militaient pour accorder à la femme toute la liberté de sa décision et réduire le rôle du médecin à un rôle « technique ». La loi Veil a réalisé un compromis entre les deux conceptions, en laissant à la femme la liberté de sa décision tout en lui imposant un entretien social qui l’oblige à en rendre compte.en
dc.language.isofren
dc.subjectExpertise médicaleen
dc.subjectAvortement. Franceen
dc.subjectMai 68en
dc.subject.ddc303en
dc.titleExpertise scientifique et capital militant [2]. Le rôle des médecins dans la lutte pour la légalisation de l’avortementen
dc.typeArticle accepté pour publication ou publié
dc.description.abstractenThe scientific expertise of doctors played a large part in the struggle to legalize and medicalize abortion as opposed to the “right to life” definition upon which the official Medical Association based its position. This article analyzes in particular how medicalization of the operation was linked to a reversal in the collective way of looking at medical ethics in the 1970’s. In accord with the previous definition, doctors were obliged to protect life at any price, even to the detriment of women’s lives. The fight in favour of abortion transformed what had been thought of as a crime into a public health issue falling under the responsibility of doctors. Nevertheless, two generations of doctors, having differing social stances and coming from radically different directions, disagreed on the question of the limits of medical expertise: for the first generation, the one involved in the French Family Planning Movement, the doctor must maintain a moral role allowing him to decide on the legitimacy of a request for abortion, while the younger doctors engaged in the struggle, on the extreme left and heavily invested in the student movement of 1968, campaigned in favour of granting the woman the complete freedom of her decision and reducing the doctor’s role to simply a technical one. The Veil Law enacts a compromise between the two conceptions, leaving the freedom of her choice to the woman though requiring she meet with a social worker to explain what she decides.en
dc.relation.isversionofjnlnameActes de la Recherche en Sciences Sociales
dc.relation.isversionofjnlissue158en
dc.relation.isversionofjnldate2005-06
dc.relation.isversionofjnlpages96-115en
dc.description.sponsorshipprivateouien
dc.relation.isversionofjnlpublisherLe Seuilen
dc.subject.ddclabelProcessus sociauxen


Files in this item

FilesSizeFormatView

There are no files associated with this item.

This item appears in the following Collection(s)

Show simple item record