Show simple item record

dc.contributor.authorCret, Benoît
HAL ID: 178895
ORCID: 0000-0001-5821-582X
dc.contributor.authorSigaud, Thomas
dc.date.accessioned2013-11-04T11:37:58Z
dc.date.available2013-11-04T11:37:58Z
dc.date.issued2013-09
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/11976
dc.description.abstractfrLe marché de l’accompagnement des salariés en mobilité résidentielle, ou marché de la « relocation », présente toutes les caractéristiques nécessaires à sa stabilité et semble incarner à la perfection les représentations sociologiques du marché. D’abord parce que les producteurs y disposent de ressources encastrées (territoriales, relationnelles et institutionnelles) qui leur permettent d’éviter de se faire concurrence sur les prix. Ensuite et surtout parce que le marché est profondément structuré par un acteur institutionnel, le « 1% Logement », qui a créé ses propres prestataires et mis en place une aide financière permettant aux clients de se faire rembourser la prestation. Les producteurs développent donc des relations de concurrence consistant à valoriser leurs ressources encastrées pour se rapprocher des opportunités d’échange, à savoir les employeurs. Le prix n’a qu’une importance très secondaire et ne joue pas son rôle de mise en équivalence des producteurs. Les ressources encastrées étant par définition propres à chaque producteur, chacun exploite un segment particulier du marché et les interactions entre eux sont rares. Toutes les conditions sont réunies pour éviter une concurrence sur les prix à laquelle les producteurs n’ont pas intérêt. Et pourtant : depuis les années 2009-2010, des relations de concurrence par les prix se développent sur le marché de la relocation. Les stratégies de lutte par les prix, qui existaient déjà à la marge du marché, deviennent plus efficaces et les producteurs adoptent, de leur propre initiative ou sous la contrainte, une tarification concurrentielle de plus en plus stricte. Les acteurs jusque-là dominants voient leur position fragilisée et perdent leur capacité à imposer leurs conceptions de contrôle sur le marché. On peut rendre compte de ce bouleversement par l’incertitude grandissante à laquelle font face les producteurs sur le marché : les ressources encastrées perdent de leur efficacité voire se retournent contre ceux qui les utilisent ; le comportement des clients a beaucoup changé avec la crise économique de 2008 ; et surtout, le « 1% Logement » se désengage rapidement du marché de la relocation. Face à cette incertitude, les producteurs inventent de nouvelles formes de concurrence. Observer les concurrents est leur seule source d’information, dans un schéma très proche de celui que décrit White. L’activité concurrentielle devient alors plus directe tant dans les relations avec les clients que dans les relations entre producteurs au sein de la profession. Dans ce contexte, de nouveaux acteurs dominants émergent. L’évolution du marché de la relocation montre comment des « entrepreneurs de concurrence » peuvent prendre le dessus sur un marché encastré, sans aucune intervention des pouvoirs publics visant à y promouvoir la concurrence par les prix.en
dc.language.isofren
dc.subjectImmobilieren
dc.subjectConcurrenceen
dc.subjectFinancement par l'employeuren
dc.subjectLogementen
dc.subjectMobilité résidentielleen
dc.subject.ddc306.3en
dc.titleQuand tout s’inverse : la dynamique concurrentielle du marché de l’accompagnement à la mobilité résidentielle en Franceen
dc.typeCommunication / Conférence
dc.identifier.citationpages25en
dc.relation.ispartofseriestitleRT12 : "Sociologie économique"en
dc.subject.ddclabelSociologie économiqueen
dc.relation.conftitleVème Congrès de l'Association Française de Sociologieen
dc.relation.confdate2013-09
dc.relation.confcityNantesen
dc.relation.confcountryFranceen
dc.relation.forthcomingnonen


Files in this item

Thumbnail

This item appears in the following Collection(s)

Show simple item record