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dc.contributor.authorBaamara, Layla
dc.date.accessioned2013-10-30T11:19:55Z
dc.date.available2013-10-30T11:19:55Z
dc.date.issued2013
dc.identifier.urihttps://basepub.dauphine.fr/handle/123456789/11947
dc.description.abstractfrMalgré des tentatives d’action unitaire réclamant la « chute du régime », les principales protestations observées en Algérie en 2011 demeurent sectorielles. Comment expliquer cette sectorisation persistante des mobilisations et leur caractère apparemment « apolitique » ? Au-delà de la question de l'intériorisation d'un langage normalisé lié à des logiques de négociation, d'échange de rétributions, certes particulièrement prégnantes en situation autoritaire (Vairel & Zaki, 2011), l’immersion sur le terrain incite s’intéresser davantage aux logiques internes de l’action collective protestataire. À travers le cas des mobilisations étudiantes, nous proposons de montrer comment des processus d’autolimitation flous et contingents (Dobry, 1988) imprègnent les logiques et les dynamiques d’une protestation de type sectoriel. L’évitement du politique (Eliasoph, 1998) qui caractérise les propos des acteurs résulte, en réalité, d'un travail de légitimation de la mobilisation qui implique d'une part, d'anticiper le tolérable, et d'autre part, de se différencier d’autres acteurs de la scène protestataire. Cela dit, les frontières du revendiquable et du faisable ne sont pas figées ; au contraire, elles se déplacent synchroniquement – au gré des luttes entre acteurs – et dans le temps – au gré des mobilisations (Bayart, 1985 :367).en
dc.language.isofren
dc.subjectMilitants politiquesen
dc.subjectÉtudiantsen
dc.subjectMouvements étudiantsen
dc.subjectMouvements sociauxen
dc.subjectAlgérieen
dc.subject.ddc306en
dc.titleQuand les protestataires s’autolimitent. Éléments pour la compréhension d’une mobilisation “apolitique” à partir du cas du mouvement étudiant de 2011 en Algérieen
dc.typeCommunication / Conférence
dc.description.abstractenDespite the attempts at unified action calling for the « fall of the régime, » the main protests witnessed in Algeria in 2011 remained sectorial. How can we explain this persistent division in mobilizations and their apparently « apolitical » character? Beyond the question of the interiorization of a normalized language tied to logics of negotiation, the exchange of remunerations, which are particularly significant in authoritarian settings (Vairel & Zaki, 2011), immersion on fieldwork prompts to notice the internal logics of the collective action. Through the case of student mobilizations, we will show how the fluid and contingent process of restraint (Dobry, 1988) pervade the logics and dynamics of a sectorial protest. The political avoidance (Eliasoph, 1998) that characterizes the actors’ speech results, in fact, from a work to legitimize the mobilization that implies anticipating what is tolerable, on the one hand, and differentiating themselves from other actors engaged in protest, on the other. That said, the borders of that which is claimable and that which is doable are not fixed; on the contrary, they move synchronically – according to struggles between actors – and in time – on the basis of mobilizations (Bayart, 1985: 367).en
dc.relation.ispartofseriestitleST42 : "La « dépolitisation » : registres, processus et interprétations"en
dc.subject.ddclabelCulture et comportementsen
dc.relation.conftitleXIIème Congrès de l'Association Française de Science Politiqueen
dc.relation.confdate2013-07
dc.relation.confcityParisen
dc.relation.confcountryFranceen
dc.relation.forthcomingnonen


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